Covid-19 : mieux répondre aux incertitudes en améliorant la collaboration entre distributeurs et fournisseurs

Dans un contexte sanitaire inédit pour le retail, marqué notamment par des comportements d’achat imprévisibles et une hausse brutale du volume de commandes en ligne, les distributeurs ont dû faire preuve d’adaptation, de réactivité et d’agilité.

Les nouvelles technologies, en accompagnant de manière pérenne cet adaptive retail, permettent d’anticiper la demande, d’adapter l’offre et de garantir l’excellence opérationnelle de la supply chain… à condition que la collaboration avec leurs fournisseurs soit parfaitement fluide et optimisée.

Car (même) en 2021, les process longs, chronophages et en ordre dispersé sont toujours une réalité. A tel point que pour identifier de nouveaux fournisseurs locaux, le patron du Carrefour Carré Sénart (77) n’a pas hésité à lancer un appel sur Twitter le 15 mars dernier.

Les réseaux sociaux, nouveaux outils de sourcing pour les category manager ? Il y a pourtant bien plus simple, plus rapide… et plus fiable.

#1 Accélérer son référencement

L’appétence des clients pour les produits locaux sort renforcée de la crise. Les consommateurs, mués par des préoccupations économiques et environnementales, plébiscitent l’offre locale. Or pour un distributeur, opter pour le local, c’est non seulement répondre aux attentes des clients, mais aussi maîtriser sa chaîne de production et d’approvisionnement. Se pose alors la question de l’identification de nouveaux fournisseurs.

Il faut en moyenne entre deux et trois mois pour référencer un nouveau produit en magasin. Comment réduire ce délai et gagner en réactivité ? Grâce à une transmission fluide des informations produits. La plateforme collaborative Alkemics permet notamment de désiloter les organisations en conviant category managers, services e-commerce ou encore équipes marketing à s’assurer des différents attributs d’une référence (locale, mais aussi bio, sans gluten…) et pouvoir la proposer rapidement – soit en quelques jours – à leurs clients. « L’enjeu est sur le local. Pendant la crise, tout le monde a touché un peu plus du doigt le potentiel et l’intérêt pour les consommateurs d’avoir ces produits en point de vente, abonde Nicolas Paepegaey, Digital & Transformation Officer, Intermarché. On veut structurer cette offre et même travailler en amont pour développer des fonctionnalités et donner la meilleure visibilité et les meilleurs débouchés aux producteurs locaux » .

#2 Anticiper la demande

Aucun distributeur n’a été épargné par les ruptures en 2020. Ruées sur les produits ménagers, le papier toilette ou les masques… Les chaînes d’approvisionnement ont connu une demande souvent imprévisible avec deux conséquences directes : des rayons vides et une profonde insatisfaction des clients. Parmi les outils disponibles, les technologies d’intelligence artificielle peuvent anticiper ces hausses désormais analysées et calibrées, ainsi que des solutions collaboratives comme la plateforme Alkemics.

Elles permettent aux directions des achats et équipes référentielles d’échanger les informations et de sélectionner en temps réel les fournisseurs dotés de stocks suffisants, d’identifier les produits alternatifs et de connaître les coûts des produits de substitution. « II a fallu aller trouver de nouveaux produits plus vite pour pallier les difficultés à s’approvisionner auprès de nos fournisseurs traditionnels sur les catégories que tout le monde a vu disparaître des rayons » poursuit Nicolas Paepegaey. Intermarché a notamment élargi ses gammes et misé sur les produits locaux « afin d’être plus réactif et d’alimenter les magasins ».

#3 Placer l’information au cœur de la supply chain

La pandémie a mis à rude épreuve les capacités d’exécution des enseignes. Elles se sont dotées, parfois du jour au lendemain, de services de drive et clickandcollect, dopés par l’exigence du commerce « sans contact », comme dans les secteurs du bricolage ou de la pharmacie. Le déploiement de nouveaux circuits de distribution, auxquels s’ajoutent les canaux direct-to-consumer et marketplace, complexifie l’intégralité d’une supply chain déjà très morcelée.

Selon Nicolas Paepegaey, c’est justement « la partie logistique qu’il faudra prendre en compte, au-delà du référencement, dans les systèmes ». Car une mauvaise information sur la donnée, comme une erreur sur les dimensions, c’est aussi un blocage en entrepôt… d’où la nécessité de centraliser la bonne information produit sur une plateforme garantissant sa fiabilité.

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