Low-code : le développement pour s’adapter à des contextes fluctuants et impliquer les métiers

Forrester a été le premier cabinet d’analyse, en 2014, à utiliser le terme low-code pour définir les plateformes qui permettaient de créer des applications plus rapidement avec un minimum de code. Sept ans plus tard, dans son étude de février 2021, le cabinet Gartner anticipe une croissance de 23 % du marché des technologies de développement low-code sur l’année 2021. Enfin, toujours selon Gartner, 65 % du développement d’applications reposera sur le low-code en 2024. Pourquoi un tel engouement ?

Avec la nécessaire accélération des usages numériques, les entreprises n’ont de cesse de moderniser leur parc applicatif et de développer de nouvelles applications, que ce soit pour se différentier de la concurrence bien sûr, mais aussi, et surtout plus récemment, s’adapter à des contextes économiques fluctuants ou encore innover pour faire face aux situations inédites liées à la pandémie. Conséquence : plus de 500 millions d’applications auront été créées entre 2018 et 2023 (chiffres IDC). Face à un tel volume d’applications, impossible d’augmenter indéfiniment les équipes de développeurs.  

Spécialiser les développements pour optimiser les ressources et accélérer

Produire et mettre en service des applications, dans des laps de temps réduits, exige toujours plus de rapidité et d’agilité de la part des entreprises. Pratiques DevOps, programmation agile, méthodes de développement et d’intégration continus (approche CI/CD) : toutes ces initiatives ont comme point commun le gain de temps. En parallèle, d’autres initiatives s’attaquent directement à la programmation en réduisant (low-code) ou en éliminant (no-code) le code applicatif.  

Les bénéfices du low-code sont nombreux : gagner du temps certes, mais aussi éviter de surcharger des développeurs déjà très sollicités et simplifier les tâches d’intégration. En un minimum de temps, un développeur est à même de créer des applications complètes grâce à une approche virtuelle et des interfaces graphiques proposées par les plateformes low-code. Le cabinet 451 Research a montré que les entreprises pouvaient économiser 50 à 90% de temps de développement en utilisant une approche low-code plutôt que des langages de programmation. Une petite révolution pour les directions informatiques qui, jusqu’à présent, monopolisaient des ressources pour écrire des milliers de lignes de code.

Le low-code et le no-code ouvrent en effet la porte à des non experts, ce qui déjà, interroge certains développeurs. Or, au regard du nombre croissant d’applications et d’intégrations qui se profile dans les entreprises, pouvoir se délester des tâches de programmation consommatrices en ressources est plutôt de bon augure. Les développeurs peuvent en effet se concentrer sur des projets plus stratégiques ou à plus forte valeur ajoutée. En parallèle, le monde applicatif doit rester à la portée des directions métiers, qui peuvent gagner en autonomie dans la structuration de certains projets applicatifs sans dépendre totalement de la disponibilité des équipes informatiques. 

Le low-code, un précieux atout pour l’intégration

Pour participer à une économie de plus en plus numérique, les entreprises entreprennent de vastes chantiers de modernisation de leurs systèmes d’information. Elles évoluent vers le cloud, adoptent l’intelligence artificielle et déploient des objets connectés (IoT). Autant de projets qui requièrent de lourds efforts d’intégration. Parallèlement, les approches traditionnelles d’intégrations qui subsistent dans de nombreuses entreprises nécessitent d’importantes ressources en développements applicatifs, coûteux en temps. Et justement, une part encore trop importante de cette intégration s’effectue bien souvent au détriment de l’innovation. Le développement a de beaux jours devant lui…

De plus, l’automatisation des flux de travail avec des plateformes low-code représente un intérêt réel qui peut s’étendre à la majorité des processus. Le low-code diminue la durée d’intégration qui, de ce fait, n’entrave plus autant la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise. N’oublions pas qu’avec la programmation manuelle, la maintenance de l’intégration pouvait tourner au cauchemar. De même, lorsqu’un développeur à l’origine du code quitte sa fonction, le nouveau développeur doit souvent reprendre le code pour comprendre sa logique avant de pouvoir le faire évoluer. Un problème qui disparait avec les plateformes d’intégrations as a services (iPaaS) qui utilisent du low-code.

Dès 2007, la première solution iPaaS au monde reposait déjà sur un fonctionnement low-code, et permettait de réaliser des intégrations et des flux de travail en cinq fois moins de temps qu’avec des techniques de programmation manuelle. Aujourd’hui, ce marché est en développement, comme en témoignent notamment les récentes levées de fond réalisées par Creatio et Outsystems, complétées par la mise en place d’une équipe dédiée au marché Français pour Outsystems.

Face à la demande croissante des métiers d’exploiter les données dispersées dans l’écosystème applicatif, les entreprises doivent saisir l’opportunité pour rompre avec les méthodes traditionnelles imposant d’écrire des lignes de code sans discontinuer. Les équipes de développement n’étant pas extensibles à l’infini, et tous les collaborateurs ne disposant pas de compétences en développement, les plateformes low-code/no-code vont permettre d’accélérer les activités de développement et d’intégration. Fabrizio Biscotti, analyste Gartner, confirme d’ailleurs que « les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 valident la proposition de valeur du low-code ».

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